L’Île-de-France a de quoi surprendre : terre attrayante par la diversité de ses paysages, de ses habitants et de leur histoire, terre attractive par ses atouts économiques, par la richesse de son patrimoine et son foisonnement culturel.

De Lutèce à la construction des villes nouvelles, l’Île-de-France a été le décor des heures les plus décisives de l’histoire du pays. Quoi de plus logique dans cette France marquée par des siècles de centralisation monarchique et républicaine.

Oui, l’Île-de-France, c’est Fontainebleau (77) et son château où se plaît François Ier… et où abdique Napoléon Ier. C’est Le Louvre et ses intrigues, et Versailles (78), dont le faste incarne l’apogée de la monarchie de droit divin. C’est la basilique de Saint-Denis (93), nécropole des rois de France, et l’abbaye de Port-Royal, à Paris, foyer de la contestation religieuse. C’est les grandes heures de la Révolution française, les premiers pas de la Ire République, et la quasi-totalité des centres du pouvoir de la Ve : le palais de l’Élysée, l’Assemblée nationale, le Sénat…


Malgré ce contexte très national, le fait local est parvenu à émerger en Île-de-France, mais plus tardivement qu’ailleurs. Ainsi, il a fallu attendre 1977 pour que le maire de Paris soit élu au suffrage universel, bien après ses collègues des autres villes françaises. De même, ce n’est qu’en 2006 que la Région Île-de-France a hérité de la compétence « transports publics » via l'autorité organisatrice en la matière, le Stif. Si la décentralisation a finalement fait son chemin, la question du rôle spécifique de l’État en Île-de-France reste une question récurrente, ressurgissant par exemple lors du lancement et du pilotage du projet du Grand Paris.

Métropole culturelle et intellectuelle, laboratoire scientifique et urbain, l’Île-de-France est aussi le poumon économique du pays, réalisant à elle seule 28% du produit intérieur brut national. Le fait d’être la région-capitale se traduit logiquement par la puissance du secteur des services. 82% des actifs franciliens travaillent dans le secteur tertiaire, dans l’administration, la banque, le tourisme, les aides à la personne ou le commerce.

Avec 40% des effectifs des chercheurs français, l’Île-de-France dispose d’une capacité de création et d’innovation unique en Europe et s’affirme comme l’une des toutes premières régions scientifiques et technologiques dans le monde. Les sept pôles de compétitivité franciliens se mobilisent pour conforter cette vocation, en développant la recherche appliquée, en améliorant les transferts de technologie et en renforçant les synergies avec les acteurs économiques.

Nombreux sont les témoignages de la vocation agricole de l’Île-de-France. Les moulins de Pantin (93) et de Corbeil-Essonnes (91) rappellent que la région a été et demeure une terre de grandes cultures céréalières. L’agriculture maraîchère lutte, elle, pour se maintenir aux portes de Paris et approvisionner la population en produits frais de proximité. Pour y parvenir, elle mise notamment sur le développement de circuits courts, mais aussi sur des interventions foncières pour résister à l’étalement urbain.